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Végétalisme : carences ou pas carences ?

Lorsque j’ai annoncé à mon entourage que j’étais végétalienne, on m’a tout de suite parlé des carences. Impossible à leurs yeux que j’aie un régime alimentaire parfaitement équilibré sans viande, sans œufs et sans lait. Certains me prennent encore pour une hérétique…

La pression sociale a fonctionné à merveille sur moi, à force d’entendre parler de potentielles carences, je me suis renseignée, ne serait-ce que pour faire taire les sceptiques. Rapidement je me suis rendue compte que c’était facile d’avoir un régime végétalien équilibré, j’ai affiché cette pancarte dans ma cuisine au début, pour bien commencer :

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Je l’ai déjà dit ici mais quand on devient végétalien, on est obligé de se mettre à la cuisine. Ce n’est pas une corvée, au contraire, c’est une révélation. Faire de la mousse au chocolat avec du jus de pois chiche, une blanquette de seitan en un tour de main, découvrir qu’on peut faire des cookies avec de l’huile de coco qui sont meilleurs que ceux avec du beurre, c’est un tout nouveau monde qui vous ouvre les bras. Un monde gourmand, loin de l’image de la feuille de salade ingérée à chaque repas ! (je crois que les omnivores ne comprennent pas que les végétaliens ne sont pas anorexiques). Depuis que je suis végétalienne, j’ai découvert les joies d’aller au marché le week-end, de manger des fruits et légumes de saison, je mange du kasha (sarrasin grillé, un délice !), je mets de l’huile d’olive partout (bon, d’accord, je le faisais déjà avant), je mets du gomasio sur tous mes plats (mélange de sel et de sésame), je fais du tofu fumé grillé, des pâtes à la bolognaise avec des protéines de soja, je mange des graines de courge qui croquent sous la dent et je dévore des pots entiers de tartare d’algues. Non seulement je m’amuse mais mon entourage me prend pour une vraie cuisinière !

Lorsque j’ai déménagé j’ai changé de médecin généraliste, j’ai choisi la nouvelle en fonction de sa proximité, il s’avère que son cabinet est en bas de ma rue. J’ai expliqué que j’étais végétalienne et elle n’a pas semblé choquée, ça partait plutôt bien, elle m’a même donné des fiches explicatives pour savoir où se procurer du calcium et du fer. Puis on a décidé de faire un bilan après 20 mois de végétalisme. Je suis allée faire des analyses sanguines complètes un matin très tôt en pyjama (je ne suis vraiment pas du matin…). Quand les résultats sont tombés ce fut assez jouissif, le médecin a dit « Vos résultats sont parfaits ! ». Elle était étonnée de constater que je n’ai absolument aucunes carences. Elle m’a même demandé si je faisais du sport. Je marche 30 à 45 mn par jour, rien de plus. Lorsqu’on cuisine quasiment tout soi-même, cela fait la différence : on sait ce qu’on ingère.

Concernant la fameuse vitamine B12, après analyses mon médecin me recommande 1000 µg par mois (alors que j’en prenais quatre fois plus mais heureusement il n’y a pas de surdosage possible, en prendre plus ne fait aucun mal). Pour celles et ceux que cela intéresse, j’achète la B12 de chez Solgar (qui est vegan bien entendu).

Je ne suis pas végétalienne pour ma santé mais pour les animaux. Je le précise parce que j’ai le sentiment qu’il y a de plus en plus de végétaliens qui se moquent éperdument des animaux et qui ne jurent que par leur santé ou leur poids. Chacun ses raisons de devenir végétalien, ce qui est important c’est de le rester et d’être plus nombreux chaque jour.

Avant de changer de régime alimentaire j’avais des carences (en fer, notamment). Un omnivore sans carences, c’est rare. A Paris tout le monde manque de vitamine D par exemple (normal, le soleil est rare). Savoir que ce que je mets dans mon assiette améliore à la fois le sort des animaux et ma santé, c’est une excellente nouvelle que je tenais à partager.

 

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3 réflexions au sujet de « Végétalisme : carences ou pas carences ? »

  1. Drôlement intéressant ton tableau, je l’ai enregistré! c’est vrai que lorsque l’on mange sainement on doit se mettre en cuisine, c’est ce que je fais et ça m’a ouvert des horizons. J’ai découvert que l’on pouvait faire une tatin de tomates, c’est vachement bon, alors pourquoi sacrifier une poule pour l’avoir rotie dans son assiette même si c’est bon?Je ne connais pas tous les aliments dont tu parles, je me dis que si tu es accro aux algues tu devrais avoir une peau et des cheveux extraordinaire dans pas longtemps:)

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