Portraits de VG

Portrait de VG #6 : Henri, 26 ans

Comment es-tu arrivé au véganisme ?

Je crois que j’y suis arrivé par un livre d’éthologie qui s’appelle Les émotions des animaux (de Marc Bekoff) qui est centré sur les animaux sauvages, l’auteur étudie leur comportement sans interagir avec eux. On voit bien que les animaux sont nos semblables, comme nous ils ressentent des émotions liées à l’amour, à la mort, à l’amitié… ça a été un gros déclic pour moi. Je suis devenu plus ou moins végétarien puis j’ai repris la viande parce que j’étais ce qu’on appelle un viandard… Je vivais chez ma mère, je ne faisais pas les courses, je ne savais pas trop comment faire… Quand j’ai commencé à travailler chez Hank, je voulais devenir vegan mais je n’avais pas les cartes…Finalement en moins d’une semaine, j’y suis parvenu, j’ai cuisiné mes propres repas.

On s’est rencontré quand tu travaillais chez Hank qui est un établissement vegan, maintenant que tu n’y travailles plus, comment envisages-tu ton avenir professionnel ? Est-ce important pour toi de travailler dans un environnement vegan ou accepterais-tu de travailler pour un restaurant traditionnel ?

Avoir travaillé dans un environnement vegan, c’est être en accord avec ses convictions, tu as le sentiment d’être cohérent. Après, si c’est un restaurant vegan fréquenté que par des vegans, n’est-ce-pas inutile d’y bosser ? Parce que tu ne milites pas. Ce que j’aimais chez Hank Pizza, c’est que 80% de leur clientèle est omnivore, j’avais l’impression d’être utile en montrant aux gens qu’on peut manger vegan en s’amusant. Aujourd’hui, j’aimerais travailler dans un environnement vegan oui, bien sûr. Si je trouve un taf dans un bar, c’est sûr que je servirais certains cocktails qui ne sont pas vegans, des bières pas vegans, mais au bout d’un moment, quelqu’un fera ce taf là, il vaut mieux que ce soit quelqu’un qui réinjecte cet argent dans une économie vegan plutôt que quelqu’un qui s’achète des steaks le soir en rentrant chez lui. C’est ma façon de voir les choses. Mais je ne me verrais pas servir de la viande et du fromage tous les soirs, non. Si j’en arrive à travailler dans un restaurant tradi, c’est que je n’aurais vraiment pas trouvé ailleurs, ce qui m’étonnerait !

Quelle est ta façon de militer pour le droit des animaux ? Est-ce essentiel pour toi de militer ?

Je militais avec L214, j’ai un peu arrêté par manque de temps. J’ai arrêté de travailler chez Hank aussi parce que je n’avais plus le temps de militer, de tracter. Le militantisme peut-être partout, il y a des gens qui vont trouver le temps et l’énergie de distribuer des tracts en k-way orange et c’est génial, je l’ai fait. Tu peux militer en allant à la rencontre des gens, tu peux militer de manière plus offensive comme 269Life qui vont directement dans les abattoirs, il n’y a pas qu’une seule façon de militer et toutes ont leur place. Je suis arrivé au véganisme en visionnant des vidéos de Sea Shepherd… Avec la musique, on peut militer aussi, je fais partie d’un groupe où nous sommes tous vegan straigth edge, quand on va en concert, il y a beaucoup de gens qui nous posent des questions par rapport à ça, qui s’informent. Le militantisme c’est aussi de montrer sur les réseaux sociaux que tu as une vie normale, que tu profites de la vie, que toi aussi tu manges gras, que le véganisme ne t’enlève rien en fait. Le militantisme c’est montrer que c’est possible. De plein de façons différentes.

Quand tu as arrêté de boire de l’alcool, tu t’es mis au sport, peux-tu m’en parler un peu ?

Soulever de la fonte, tu peux le faire de mille façons différentes, tu peux chercher la masse, tu peux chercher la force, tu peux chercher l’endurance. J’ai choisi la force… J’ai été attiré par le powerlifting parce que c’est un travail de longue haleine : tu ajoutes des poids petit à petit sur la barre, ça t’apprend la patience et l’humilité. Ce que je constate c’est que mon corps est plus fort, je suis pas forcément musclé parce que je n’en fais sérieusement que depuis peu. Mais il y a plein de sportifs, tels que Thomas Faber qui est powerlifteur ou Patrik Baboumian qui est strongman, qui sont super balèses et qui sont vegans, ce n’est plus à prouver…Ce que j’aime dans le powerlifting c’est que c’est une recherche de la force, et c’est pour soi, c’est un sport qui est abordable facilement, tu peux en faire partout en salle et tu peux partir de zéro comme moi et progresser en puissance, c’est une philosophie que j’aime bien.

Quels sont tes restaurants vegans préférés à Paris ?

So Nat’ (5 rue Bourdaloue, Paris 9) c’est des Buddha bowls, j’ai l’impression de manger sainement quand j’y vais et les quantités sont très intéressantes !

Season Square (3 rue Louise Weiss, Paris 13) parce que les burgers sont trop bons, que les gérants sont trop cools…

Jah Jah (11 rue des Petites Ecuries, Paris 10) niveau goût à chaque fois que j’y vais c’est encore meilleur que la fois d’avant… et les prix sont plus que corrects pour Paris.

Pour retrouver Henri :

Instagram : henri_shepherd

Et ses deux groupes… Mind Awake et Jaw crack:)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s